Le contexte. Un site de freelance se résume souvent à une vitrine figée. Celui-ci devait faire deux choses : présenter mes services, et prouver au quotidien que je suis de près les plateformes sur lesquelles j'interviens. D'où une veille sourcée sur Shopify, HubSpot, n8n et Pipedrive, publiée chaque semaine, et des alertes par e-mail pour ceux qui veulent la recevoir.
Ce que j'ai construit. Le site entier, du code à l'exploitation :
- le rendu serveur sur Cloudflare Workers, avec un cache à la périphérie qui sert les pages sans toucher la base, et qui s'invalide de lui-même à chaque modification de contenu ;
- le contenu en base (D1) plutôt que dans des fichiers : un article, une page ou une réalisation se publie depuis un back-office protégé, sans redéploiement ;
- la collecte des annonces officielles par un second Worker planifié, qui lit les flux des éditeurs et convertit leurs notes de version en texte propre — sans aucun appel à un modèle d'IA à cette étape ;
- la synthèse hebdomadaire, rédigée par un modèle de langage à partir du texte exact des annonces et de leurs liens officiels ;
- les alertes du lundi par e-mail, en double opt-in, et des brouillons LinkedIn tirés des synthèses, déposés dans Buffer pour validation manuelle ;
- un serveur MCP, pour piloter le contenu depuis un assistant ;
- une mesure d'audience sans cookie, auto-hébergée en France.
Ce qui a demandé le plus de travail : que rien ne parte sans contrôle. Un texte écrit par un modèle peut affirmer ce que la source ne dit pas. Chaque synthèse est donc notée sur 100 — moitié contrôles mécaniques (liens, sources, structure), moitié jugement — puis chaque affirmation est confrontée à l'annonce qu'elle cite par un second modèle.
Sous 60, ou au moindre veto, la synthèse reste en brouillon après une seule réécriture, et j'en suis prévenu. Même logique ailleurs : le serveur MCP ne publie que sur une demande explicite, citée et notifiée par e-mail ; les posts LinkedIn ne partent jamais seuls.
Ce que ça montre
Les mêmes principes que chez un client : la donnée rangée à un endroit qui m'appartient, la logique là où on peut la rouvrir, et chaque échec visible plutôt que silencieux. La différence, c'est qu'ici je vis avec le système tous les jours — et que la veille en est la démonstration publique.